Ah… l’amour…

Coeur - AimerVous êtes-vous déjà demandé ce que signifie être en amour? Ce que signifie aimer?

Selon Le Petit Larousse, l’amour est « un sentiment très intense, un attachement englobant la tendresse et l’attirance physique entre deux personnes. » Michelle Larivey dans La puissance des émotions ajoute : « L’amour n’est pas une émotion en soi mais une expérience complexe qui comprend plusieurs émotions. »

Pour compléter, voici la définition d’aimer selon Colette Portelance dans son livre Aimer sans perdre sa liberté : « Aimer vraiment c’est apprendre par l’expérience de la vie à conjuguer harmonieusement dans une relation amoureuse l’amour de soi et l’amour de l’autre dans un contexte où sont  inlassablement nourris et entretenus l’attachement, l’affection, la tendresse, l’engagement, la passion, le dévouement, l’authenticité et la complicité. »

Ressentir de l’amour pour l’autre demande donc du temps et de l’engagement des deux personnes pour grandir. Il est vrai qu’au début d’une relation, nous pensons « tomber » en amour en regardant l’autre dans les yeux; nous idéalisons notre partenaire, nous voyons l’autre plus « beau » qu’il n’est en réalité. Et nous nous montrons aussi sous notre meilleur jour.

L’amour doit grandir tranquillement en son cœur puisqu’il faut apprendre à connaître l’autre. Il faut laisser passer les débuts idylliques où tout va bien, en surface, où nous faisons des efforts pour l’autre, où, pour certains, nous pouvons nous oublier par insécurité et par peur de perdre. L’amour c’est aussi aimer l’autre avec ses défauts et ses qualités, c’est accepter ce qu’il est et ce qu’il nous fait vivre.

L’amour demande de donner et de recevoir, l’amour demande une ouverture à soi et à l’autre. L’amour demande le travail sur soi, à ce que l’autre déclenche en nous comme blessures, comme fonctionnements souffrants. L’amour requiert de développer au départ une complicité nécessaire à la survie de la relation, à long terme.

Et la complicité demande à son tour un partage du cœur, un partage d’affinités, un partage de points communs, et le partage d’activités pour approfondir les liens affectifs qui mènent à l’amour.

Nous utilisons l’expression « tomber en amour » alors que le sentiment réel monte et provient du cœur; nous devrions dire « s’élever en amour ou encore nous hisser vers l’amour» puisque le sentiment d’amour nous procure un bien-être, une satisfaction d’aimer et d’être aimé surtout.

Coup de foudre?  
Selon Michelle Larivey, « le coup de foudre est le prototype de l’amour porté à une personne pour le potentiel de satisfaction que celle-ci représente. » Ainsi, le coup de foudre signifie de tomber en amour avec l’amour, avec les besoins que celui-ci satisfait. Nous aimons l’autre pour nos besoins qui sont comblés, pour ce que nous projetons de nous en l’autre. Le coup de foudre revient à l’idéalisation de l’autre et de l’amour même.

Alors, coup de foudre? Oui, pourquoi pas. Par contre, il se doit d’être suivi de l’approfondissement de la complicité et du développement des liens affectifs afin que l’idylle perdure.

L’amour se bâtit donc peu à peu entre deux personnes qui sont ouvertes l’une envers l’autre. L’amour demande patience et confiance en soi et qui plus est, en l’autre. L’amour naît de l’attachement pour l’autre à travers la connaissance de l’autre, et de soi. L’amour, le vrai, donc, demande du temps et requiert un engagement.

Demandez-vous la prochaine fois que vous voulez dire à quelqu’un que vous l’aimez, est-ce la personne que vous aimez ou bien la satisfaction de vos besoins comblés?

 

«Tout ce que je connais, je le connais grâce à l’amour. » Léon Tolstoï

 

 

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6 commentaires

  1. Carole dit :

    Merci pour ce bel article! La poursuite de l’amour est omnipresente dans nos vies, on se doit de le voir, je crois, sous un jour moins simpliste quun coup de foudre. Car effectivement, cest tellement plus, malgre le fait que nous loublions si souvent. Merci, c’est un hommage au sentiment.

  2. Francois dit :

    « Demandez-vous la prochaine fois que vous voulez dire à quelqu’un que vous l’aimez, est-ce la personne que vous aimez ou bien la satisfaction de vos besoins comblés? » Quelle question intéressante et qui ouvre la porte à plein de questions et d’introspection. J’aime beaucoup ton texte Nathalie! Merci!

  3. Est-ce que l’amour est qui nous sommes, donc notre nature ? Et si nous sommes l’amour, alors ne devons-nous pas être conscient de ce que l’amour n’est pas afin d’avoir un choix libre entre cela et autre chose qui entre en existence en nous, sans le chercher à l’extérieur de nous ?

  4. Marcus dit :

    Quand je suis en amour je ressens un feeling incroyable au niveau du coeur, je ne parle pas du rythme cardiaque qui s’accélère mais bien de ce feeling logé droit au coeur qui est vraiment tr;es agréable, comment qu’on appele ça ?

    • Béatrice dit :

      C’est tout simplement votre chakra du cœur qui s’ouvre à ce moment là et laisse s’écouler librement l’amour « essence », c’est ce qui donne ce sentiment d’amour, de bien être, de joie.
      C’est une connexion avec notre être profond, que l’on peut ressentir à tout moment de la vie en se concentrant sur cet état d’amour inconditionnel.
      Evidemment, cela demande un temps de présence à soi et pour être honnête ce n’est pas un état que l’on peu maintenir en permanence, puisque l’humain est traversé à chaque instant par tant de pensées et d’émotions fluctuantes.
      Etre en amour pour quelqu’un est un bon tremplin pour cultiver cet état d’être et nous apprendre à se reconnecter le plus souvent possible. Et même si dans notre parcours de vie l’on se retrouve seul, cette connexion établie nous fera ressentir l’amour comme si nous étions amoureux d’une personne sans avoir l’emballement du cœur, mais plus un sentiment d’apaisement.

  5. Claude dit :

    Les relations existent pour se connaître, non pour combler des besoins et ainsi avoir peur de les perdre. Tout le monde a des besoins. Vous avez besoin de ceci, l’autre a besoin de cela. Chacun de vous regarde dans l’autre, un moyen, une solution pour combler ses propres besoins. Alors, vous vous entendez pour faire un échange et y mettre des conditions. Je t’échangerai ce que j’ai si tu me donnes ce que tu as.

    En fait, cela est une transaction. Mais vous ne dites pas la vérité. Vous ne dites pas : « Je t’échange beaucoup. » Vous dites : « Je t’aime beaucoup », et alors débute la déception et les inquiétudes.

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