Je m’oublie, tu m’oublies, ils m’oublient

Tête - SavoirS’oublier en relation, ça veut dire quoi? Cela signifie que, la plupart du temps, lorsque nous devons prendre une décision qui implique notre conjoint (ou une relation intime), nous nous faisons passer en deuxième, l’autre est plus important que soi. Nous nous plions aux goûts des autres, à leurs besoins et à leurs désirs.  Nous avons ce comportement pour faire plaisir, par peur de perdre, peur du conflit, nous achetons bien souvent la paix.

Combien de fois dans une semaine répondez-vous, lorsque vient le temps de faire un choix (films, repas, activités, etc.) :
« - De quoi as-tu envie toi?
– Moi? Comme tu veux. »

Il est vrai que cela peut paraître anodin à première vue, mais à force de ne pas s’occuper de soi ainsi que de ses besoins et envies, nous écorchons notre amour de soi. En effet, c’est comme si nous nous disions que nous n’étions pas assez importants, que nous ne nous aimions pas assez pour faire valoir nos besoins.

Penser à soi, contrairement à ce que nous croyons, et à ce qui est véhiculé dans notre culture, ne veut pas dire être égoïste, bien au contraire, cela signifie de penser à soi avant de penser aux autres. Être fidèle à soi-même, à nos besoins, à nos goûts n’est pas nécessairement être infidèle à l’autre. Paulo Coehlo a écrit : avant de dire oui à quelqu’un, assurez-vous de ne pas vous dire non (traduction libre). Ce qui signifie de s’assurer de sentir ce que nous avons le goût de faire, nous. Il est tout à fait correct de faire plaisir aux personnes que nous aimons, mais pas à grande échelle ni à nos dépends.

À force de prioriser les besoins des autres, ceux-ci ne nous accordent pas l’importance qui est si primordiale à l’amour de soi, à nos besoins de valeur et de reconnaissance. Nous nous oublions, et bien, il y a de fortes chances qu’ils nous oublient eux aussi. C’est-à-dire que si nous n’exprimons pas nos besoins, nos goûts, nos désirs et nos envies, l’autre ne peut pas les deviner et encore moins leur donner de la valeur. Aussi, c’est en se donnant de l’importance en relation que les autres nous en donnent à leur tour.  C’est en formulant nos besoins que l’autre pourra les connaître et les satisfaire.

Alors comment se donne-t-on de l’importance?  Tout d’abord, il faut se connaître pour sentir nos besoins; cela demande de l’écoute de soi et encore une fois, de donner de la valeur à ce qui est ressenti sans essayer de rationaliser ses pensées. Tout se passe en même temps, avoir confiance en son senti, s’aimer assez pour lui donner de l’importance et s’aimer aussi assez pour s’exprimer en relation. Vous voyez, tout passe par l’amour de soi. Et se donner de l’amour demande de penser à soi en premier, se gâter, faire des activités pour se faire plaisir. « Aujourd’hui, qu’est-ce qui me ferait du bien? » est une phrase à se demander tous les jours et à accomplir.

Beaucoup de gens que je rencontre ont de la difficulté à nommer leurs besoins. Cela demande de prendre le temps de se connaître, d’aller en soi et de les ressentir. Nous sommes tellement pris par notre quotidien que c’est notre tête, notre rationnel qui prend la place et nous oublions notre senti, nous sommes coupés de ce que nous vivons. Et c’est nous qui en souffrons au bout du compte.

L’amour de soi est primordial pour se donner la place principale, la place qui nous revient, la nôtre.

 

Si vous désirez approfondir sur le sujet, je vous recommande la lecture du livre : « Aimer sans perdre sa liberté » de Colette Portelance, dont le deuxième chapitre « La liberté d’être soi » vous aidera à effectuer une introspection vers vos besoins.

Cette chronique vous parle et vous sentez le besoin d’être accompagné dans votre démarche? N’hésitez pas à communiquer avec moi pour une rencontre.

5 commentaires

  1. Josée Ruel dit :

    Allo,

    Félicitations, tu as un très beau site internet, à bientôt!

  2. En'rich dit :

    J’en ai mis du temps à comprendre pour moi-même l’importance de l’amour de soi, trop occupé que j’étais à solliciter l’amour de l’autre, l’amour des autres. Sauf que toutes ces années de sollicitation inconsciente envers autrui se sont traduites par une (voire plusieurs) relation de dépendance dans lesquelles je donnais beaucoup plus que je ne recevais en retour et tout cela, au détriment de ma liberté et surtout de mon bien-être, durable. Car l’amour des autres n’avait qu’une valeur ponctuelle et bien éphémère.

    Ma quête vers plus d’amour de soi m’a permis de répondre moi-même à mes besoins fondamentaux, suffisamment pour me libérer de bien des dépendances affectives de tout acabit. Moi qui parcourt encore cette route vers l’amour de soi au quotidien, cela me permet de maintenir les « vannes ouvertes », de laisser circuler l’amour en moi et ainsi, je me nourris d’autant plus de l’amour de l’autre. En d’autres mots, le diachylon d’autrefois se transforme aujourd’hui en véritable nourriture de l’âme, de l’esprit et du coeur.

    Parce qu’elle fait partie
    De mon chemin de vie
    Un très gros MERCI
    À mon amie Nathalie
    <3 <3 <3 <3 <3 <3

  3. Cary019 dit :

    Excellent! Tres vrai etporte a reflexion de le realiser!

  4. Anick :) dit :

    Je n’ai qu’un seul mot wow !!!! Ceci étant dit dans ce si beau et véridique texte tout les gens devrait le lire moi j’ai eu la larme à l’oeil car c’est tellement juste ce que ça dit j’adore ça merci infiniment ;)

  5. Merci Nathalie pour ce texte. Effectivement, l’oublie de soi pour ne pas déplaire à l’autre est une réalité que peu de gens s’intéresse.

    Certaine personne pourrait aussi prétendre que leur personne est plus importante que l’autre et ainsi vivre des conflits, car se mettre en première place, ne veut pas dire oublier l’autre.

    Dans une relation, ce qui compte est d’apporter, de prendre soin des gens en oubliant pas que nous faisons aussi partie des autres. Faire des actions aimables en autant que nous soyons conscient de ne pas nous oublier et ne pas oublier l’autre.

    Mais combien de gens quand ils font ds actions envers l’autre cherche à ce que l’autre leur donne un retour ? Cela n’est pas l’amour, mais des attentes ou des conditions et elles sont la cause de nos plus grands malheurs.

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